L'Ile de France un terroir très tendance

L’Ile-de-France, terre des Francs. Un peuple que l’on a dit barbare et qui pourtant bâtit un pays, imposa des lois, construisit une civilisation et rayonna ! Franc, cela signifie libre, hardi et dans ce nom sont contenus la puissance guerrière, la curiosité aventurière, l’intelligence et le courage, prémisses des grandes civilisations. Comment ne pas relier cette Histoire à la géographie d’un territoire, à la qualité d’un terroir, à la valeur d’une terre ? Une terre nourricière qui, du plus loin de l’Histoire, a toujours garni de ses gourmandises les tables de nos rois. Succulences naturelles que l’on goûte au verger ou dans le potager : Pomme Marie-Madeleine et Pomme Faro, Menthe de Milly-la-Forêt, Artichaut Gros Vert de Laon, Asperges de Montreuil, Chasselas de Thomery, Cresson de Méréville ou Chou de Milan-Aubervilliers...

Quelles productions légumières et fruitières en Ile-de-France ?

La production légumière arrive encore aujourd’hui à bien coexister avec la ville. Des surfaces de légumes sont toujours cultivées dans la proche banlieue de Paris : les environs de Cergy-Pontoise dans le Val-d’Oise, les Boucles de la Seine vers Achères-Montesson dans les Yvelines et le secteur de Montlhéry dans l’Essonne. Moins soumises à la pression urbaine, les plaines de Chailly-en-Bière en Seine-et-Marne et de Milly-La-Forêt dans l’Essonne mettent en valeur d’importantes surfaces en salade, ce qui en fait l’une des plus grandes zones maraîchères de la région.

La salade, une production francilienne

Incontestablement, la production légumière de la région est la salade avec près de 2105 hectares de surface développée. La Seine et Marne compte près de la moitié des surfaces en salade d’Ile-de-France pour 28 % des producteurs seulement. Leur surface développée moyenne est de 9 hectares pour une moyenne régionale de 5 hectares. La plupart des salades sont produites en maraîchages, seules 10 % des surfaces alternent avec de grandes cultures. Les trois productions de légumes les plus courantes sont ensuite : les haricots verts, les petits pois et les oignons de couleur. Pus de 90 % de ces surfaces sont consacrés au plein champ.

Le flétrissement des poiriers au profit des pommiers

La surface des vergers en Ile-de-France est désormais de près de 1480 hectares pour 255 arboriculteurs. Les superficies en arbres fruitiers varient selon les départements :

Dans le Val D’Oise : 489 ha
En Seine et Marne : 442 ha
Dans les Yvelines : 361 ha
En Essonne : 184 ha
En Seine-Saint-Denis : 1 ha

Le verger en Ile-de-France est essentiellement orienté vers la production de pommes et de poires. Les petits fruits se sont développés récemment. Les zones de production traditionnelles sont les coteaux de Groslay au Nord et de Chambourcy-Orgeval à l’Ouest. Il s’agit d’une production traditionnelle visant à la qualité gustative des fruits avec des rendements réduits. Avec des superficies globalement stables, le Val d’Oise est devenu le premier département fruitier de la région, laissant le second rang au département des Yvelines. L’espèce qui prédomine aujourd’hui dans les vergers franciliens est assurément la pomme avec 46 % des surfaces. Elle a détrôné la poire qui couvrait encore 52% des surfaces en 1983. Le feu bactérien qui s’attaqua en particulier à la variété Passe-Crassane a précipité une reconversion de la poire sur la pomme. La surface consacrée aux autres espèces : cerise, prune, framboise se maintient à environ 12 %.