Max Fournié - Producteur de fruits bio

 

Fruits Aquitaine

 

Producteur de fruits bio dans le Lot-et-Garonne, Max Fournié travaille avec passion à l’amélioration variétale et à la recherche constante de qualité…

 

"Les kiwis et kiwaïs bio sont réputés pour leur naturalité, leur valeur nutritionnelle et leur saveur…"

 

Tout ouvrir | Tout fermer

Après diverses activités dans le domaine horticole, en 1982, j’ai repris l’exploitation agricole d’une trentaine d’hectares de mon père André, dont cinq hectares en propriété et vingt-cinq hectares en location. Aujourd’hui, j’exploite dix hectares en fruits, quinze hectares en céréales (tournesol, sorgho) et cinq hectares sont en jachère… Au début, j’ai planté cinq hectares en kiwi (variété hayward) qui était alors un fruit encore rare et recherché, et dans le même temps, je produisais de la fraise (Elsenta, Gorella…). Quand le kiwi est arrivé en production, j’ai arrêté progressivement la fraise. Sur le reste de la propriété, je faisais du maïs que je ne fais plus aujourd’hui et remplacé par du tournesol et du sorgho. En 1985, je me suis mis au bio en production fruitière. Ici, tout est bio sauf le tournesol et le sorgho produits en agriculture raisonnée. Par la suite, j’ai développé le kiwaï (10 à 15 g), un petit kiwi gros comme une cerise, à peau lisse, plus doux et plus sucré, aux arômes exotiques pour le kiwaï vert, plus riche en vitamine C et oligo-éléments (antioxydant), consommé en Chine, il y a plus de quatre mille ans…

Je travaille en plein champ en bordure de Garonne sur une terre limono-sableuse. Je produis du kiwi (400 variétés entre mâles et femelles…). Il y a du kiwi vert, du kiwi jaune, du précoce, du tardif... C’est une plante dioïque qui nécessite de croiser des pieds mâles et femelles pour fructifier. J’essaie d’obtenir des variétés donnant des fruits plus doux, des saveurs plus marquées et plus équilibrées avec un indice réfractométrique plus élevé (vers 20 brix). Par ailleurs, je produis du kiwaï (contraction de kiwi et bonsaï venue de Nouvelle-Zélande) que j’ai démarré il y a quinze ans, soit aujourd’hui 60 variétés dont la variété verte Garona, la variété rouge Rubis et la variété Esmeralda (gros vert). Le problème réside dans le démarrage des bourgeons et s’il gèle, c’est terminé pour la saison… Je suis devenu obtenteur et je fais des hybridations depuis plusieurs années. Le kiwaï est vendu en barquette de 200 g par cageot de 3 kg. Mon verger compte cinq hectares de kiwi jaune et vert et deux hectares de kiwaï, soit une production globale de 30 tonnes / an, sans compter une production de 5 tonnes / an de kaki fuyu, un kaki non astringent amélioré au japon, à la saveur légèrement vanillée, et un peu de chayotte. Je propose également des confitures et du nectar de kiwaï, ce petit fruit étant de plus en plus sollicité par les grands chefs étoilés. Les kiwis et kiwaïs bio sont réputés pour leur naturalité, leur valeur nutritionnelle et leur saveur… Toute ma production fruitière est en bio et contrôlée chaque année par Ecocert. Le reste de l’exploitation est consacré aux céréales (environ 115 tonnes / an) produites en agriculture raisonnée… J’ai surtout une clientèle de grossistes (70%) car je suis seul à gérer l’exploitation. Je fournis également les magasins de la centrale Biocoop (20%) et dans une moindre mesure la GMS (5%) et l’export (5%)...

Le marché du kiwi devient difficile et relativement encombré pour des producteurs de mon niveau face aux coopératives françaises et aux productions étrangères (Italie, Chine, Nouvelle-Zélande, Chili…). Pour cette raison, j’ai dû me diversifier sur le kiwaï, un marché de niche et de segmentation, et le kaki fuyu, de culture moins compliquée que le kiwi mais sujet à la chute physiologique…

J’y suis présent depuis une trentaine d’années et, pour moi, c’est une véritable aubaine… Indispensable et dynamique, ce marché est une belle ouverture pour ma production et j’en suis très satisfait. Les professionnels sont accueillants et surtout ouverts aux nouveautés et produits de niche qu’ils valorisent parfaitement…

Je suis venu au pavillon de la volaille de Rungis en décembre 2008, et j’ai été ébloui par la diversité et le volume des produits. C‘est un outil logistique formidable où règnent une ambiance et un professionnalisme étonnants. J’y vends une bonne partie de mes conserves et préparations et de la volaille. C’est un débouché important et sans lui, la restauration ne serait pas la même…

Parcours

Petit-fils et fils d’agriculteurs, natif de Sérignac sur Garonne (47), Max Fournié (62 ans) est titulaire d’un BTA et d’un BTS agricole (option arboriculture fruitière et horticulture). Après deux stages agricoles (bourses d’étudiants Elf) en Yougoslavie et Californie, il travaille chez un important pépiniériste de Toulouse, avant de partir en 1980 en Côte-d’Ivoire, en qualité de responsable d’une exploitation de 250 ha de plantes d’appartement... De retour en 1982, il succède à son père André sur l’exploitation familiale de 30 ha qu’il divise en 10 ha de fruits, 15 ha de céréales et 5 ha en jachère… En 1985, Max Fournié se convertit à la production fruitière bio dont il est l’un des précurseurs à cette époque. Très investi dans son activité, il est président du Syndicat des fermiers et métayers du Lot-et-Garonne et juge au tribunal paritaire des baux ruraux d’Agen…

Ses produits

  • kiwis
  • kiwaïs
  • kaki fuyu